Au XXème siècle, la publicité et la presse féminine ont considérablement favorisé le commerce et la popularité des cosmétiques. Dans les pays riches, certains cosmétiques sont utilisés par des jeunes filles et parfois jeunes garçons à un âge de plus en plus jeunes (chez les bébés parfois), et de plus par les personnes âgées. Les produits et accessoires de démaquillage, solvants à ongle pouvant avoir des effets sur la santé ont suivi ce marché. Quand un segment du marché est en perte de vitesse, les industriels inventent de nouveaux produits fluo, intégrant des paillettes, ou ayant un goût (pour les rouges à lèvre par exemple). Par la publicité et des conditionnement étudiés, ils cherchent à conquérir un public plus jeune et plus âgé (avec les produits dits anti-âge, anti-vieillissement)...
Des critiques à l'égard des cosmétiques semblent avoir depuis longtemps existé. Elles émanent de certains moralistes et religieux (Chrétiens, mormons, islamistes... notamment, mais aussi au XXème siècle de divers groupes (hippies, féministes ou d'activistes défenseurs des animaux (utilisés pour les tests sur animaux d'allergie en laboratoires ou tués pour leur graisse (graisse de baleine ou de phoque autrefois utilisées pour les rouges à lèvre par exemple) et d'une partie du public des ONG ou de grandes ONGE comme Greenpeace qui dans le cadre de sa campagne éco-consommation/Vigitox, inquiètes de la teneur en de nombreux produits chimiques toxiques ou potentiellement toxiques ou allergènes ouperturbateurs endocriniens de la plupart des cosmétiques, dont dérivés du pétrole, sodium lauryl sulfate (SLS), et parabens. Greenpeace reproche notamment aux autorités de santé de ne pas tenir compte des synergies entre produits chimiques (« effet cocktail»), ni de « la complexité des voies d’exposition, en particulier par contamination de l’environnement ou transfert de la mère à l’enfant lors de la grossesse ou de l’allaitement » ni du « fonctionnement de certains cancérogènes, ou de ces substances qu’on appelle « perturbateurs hormonaux » (...) « De plus, aucune indication ne lui est donnée sur la possible toxicité des ingrédients utilisés. Le consommateur n’a donc aucun moyen d’évaluer la « dangerosité » du produit qu’il achète ». L'ONG a interpellée les fabricants par écrit en leur demandant quelle était leur politique concernant certains produits fréquemment présents dans les cosmétiques et en particulier ceux qui figurent dans la liste de la convention OSPAR (Oslo Paris) qui a dressé une liste de substances persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT) à éliminer en priorité pour la protection de l’environnement marin Atlantique ;
- Dibenzodioxines polychlorées (PCDD)
- Dibenzofuranes polychlorés (PCDF)
- Biphényles polychlorés (PCB)
- Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
- Pentachlorophénol (PCP)
- Paraffine chlorée à chaîne courte (SCCP)
- Isomères de l’Hexachlorocyclohexane (HCH)
- Mercure et composés organomercuriels
- Cadmium
- Plomb et composés organiques du plomb
- Composés organoétains
- Nonylphénol / Ethoxylates de nonylphénol (NP/NPE)
...et substances assimilées
Substances ne figurant pas dans la liste OSPAR, mais soupconnées de poser des problèmes de santé environnementale
- Les phtalates, dont
- Dibutylphtalates (DBP)
- Diéthylhéxylphtalates (DEHP)
- Les autres muscs synthétiques nitrés
- les muscs polycycliques
- Les autres phtalates
- Les autres éthoxylates d'alkylphénol
- Le bisphénol A (fortement suspecté d'être unperturbateur endocrinien)
- Le PVC des contenants
De nombreuses études publiées mettent en cause l'inocuité des surfactants.
- Le sodium lauryl sulphate (SLS) dont on sait au moins depuis le début des années 1980 qu'il cause notamment des irritations de la peau et des dermatites
- Les Parabens sont aussi des irritants de la peau et sources de dermatite de contact chez les individus ayant développé une sensibilité allergique au paraben (faible pourcentage de la population) L'expérimentation animale a aussi montré que les parabènes ont une activité œstrogènique, agissant comme xénoestrogènes.
- L'utilisation prolongée de maquillage a également été lié à l'amincissement des cils.
- Des fragrances synthétiques sont largement utilisés dans les produits de consommation, dont certains peuvent provoquer des réactions allergiques
Enfin, les compagnies produisant des cosmetiques sont périodiquement critiquées pour l'utilisation d'arguments pseudoscientifiques non basés sur des preuves scientifiques, souvent conjointement à des allégations environnementales émaillant leur étiquettes, publicités et discours marketing présentant leurs produits comme naturels, issus de l'Artisanat ou de la tradition ou au contraire de "technologies de pointe", alors qu'ils contiennent surtout des produits courants issus de la chimie de synthèse.
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