Un cosmétique ne devrait pas nuire à l'environnement ni à la santé.
Dans cette optique, des substances toxiques (plomb, certains éthers de glycols) sont interdites dans la plupart des pays, et les fabricants effectuent des tests de tolérance des cosmétiques pour éliminer les produits toxiques, allergènes, photosensibilisants, etc. de leurs gammes de produits.
En 1994, une étude américaine a porté sur le taux de fausses couches chez des femmes nord-américaine (de Caroline du Nord), de 22 à 36 ans, ayant travaillé dans le domaine de la cosmétique, coiffure ou soins aux ongles durant leur grossesse. Sur 8.356 femmes ayant une licence en cosmétologie, ils ont identifié celles qui ont été enceintes entre 1983 et 1988 (64 % ont accepté de répondre à deux enquêtes par questionnaires écrit). L'étude a porté sur 96 femmes ayant connu un avortement spontané et 547 ayant eu un bébé viable et qui ont travaillé à temps plein en cosmétologie ou dans d'autres emplois durant le 1er trimestre de leur grossesse. L'étude a montré une association statistiquement significative entre avortement spontané et le nombre d'heures travaillées par jour en cosmétologie, le nombre de soins aux cheveux effectués sur des clients par semaine, l'utilisation de désinfectants à base de formaldéhyde, et le fait de travailler dans des salons de manucure, où des soins aux ongles étaient prodigués par d'autres employés. L'étude n'a par contre pas trouvé de corrélations très significatives pour les personnels à temps plein qui effectuaient peu de soins aux cheveux, ou parmi les personnes qui travaillaient moins de 35 heures par semaine, ce qui laisse penser que les produits utilisés pour les soins aux cheveux (dits chemical services pour les anglophones) pourraient affecter la santé reproductive, peut-être via des effets de perturbation endocrinienne.
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